(Edification) Comment vaincre un péché obsédant !
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J'ai beaucoup hésité avant de taper le titre ci-dessus car il peut donner l'impression que vaincre un péché obsédant est quelque chose de mécanique, de simple à faire. Et que tout ce dont on a besoin est un « Guide de A à Z » pour vaincre le mal, alors qu'en réalité c'est une guerre rude qui ne se terminera pas avant ou à notre mort, ou au retour de Christ.
Néanmoins, je veux affirmer qu'il y a effectivement un moyen de combattre avec efficacité ces habitudes, particularités, modes de comportement et de pensées... et qu'il nous incombe de le découvrir. Parce que s'il y a un point faible dans la prédication d'aujourd'hui (parmi d'autres), c'est le petit nombre de prédicateurs qui enseignent comment appliquer les principes qu'ils exposent. Nous ne savons pas quoi faire. Il ne suffit pas que nous soyons touchés dans nos émotions, ni stimulés dans notre raisonnement, ni convaincus dans notre conscience. Nous devons mettre en application la vie chrétienne. Et pour cela nous avons besoin d'aide.
Tout d'abord il faut définir ce « péché obsédant ». Qu'est-ce que c'est ? C'est une habitude, ou une préférence, ou une attitude dans la vie de quelqu'un qui a connu la réconciliation avec Dieu à travers la mort de Jésus. C'est un péché, en plus des autres, qui constitue la menace la plus constante pour la santé morale de cette personne. L'écrivain de l'épître aux Hébreux y fait allusion comme ce péché qui « nous enveloppe si facilement », comme le lierre s'accroche et entoure un arbre au point de devenir une partie de cet arbre. C'est ce péché en particulier qui nous séduit si souvent, contre lequel nos défenses semblent si fragiles. C'est ce péché-là auquel nous trouvons si difficile de résister ou de combattre par la prière. C'est le péché que dans le secret de notre coeur nous aimons. Cela peut être la pornographie ou l'orgueil, la colère ou l'adultère, l'avarice ou le mensonge. Quelque soit le nôtre (et faisons attention de ne pas supposer que le nôtre est forcément celui des autres), la grande question est « comment vais-je le vaincre ? ». Les 10 recommandations qui suivent ne sont pas exhaustives, ni originales. Bien que j'espère que toutes se trouvent dans la Bible, j'admets ma dépendance vis-à-vis de ces « chirurgiens de l'âme », ces pasteurs de l'Angleterre du 17ème siècle que l'on connait sous le nom de « Puritains ». Pourquoi ? Non pas seulement parce qu'ils avaient tous « baigné dans les Ecritures » - quelqu'un a dit de John Bunyan qu'il « saignait » l'Ecriture » - mais parce qu'ils étaient si pratiques. Ils ne nous enseignent pas simplement que faire mais aussi comment faire.
Allons-y...
1. Fixez vos yeux sur Jésus en train de souffrir et de mourir pour « ce » péché.
S'il est important de se rappeler que Jésus est mort pour nos péchés en général, il est aussi important de se souvenir que parmi tous ces péchés se trouve « ce » péché contre lequel je combats. Ecoutons John Owen, l'un des plus grands Puritains» : « Il vous faut l'affronter (ce péché obsédant) avec la pensée de Christ sur la croix. Dites-lui, Christ est mort pour ce péché. » Le péché s'enfuit devant Christ crucifié. Comment pouvons-nous nous permettre d'être vaincus par cette habitude, accueillir cette pensée impure, ou tomber dans cette tentation en voyant quelles souffrances Jésus a subies à cause d'elle ?
2. Souvenez-vous que vous êtes morts avec Christ.
La Bible nous enseigne que nous sommes unis légalement et « physiquement » à Adam. Nous sommes tous « en » lui. Elle nous enseigne également que tout chrétien est uni à, et « en » Christ, le « dernier Adam ». Et lorsque Jésus est mort, tout Son peuple, Son Eglise, est mort avec et en Lui. Et c'est justement cette vérité étonnante que le péché obsédant essaie de nier et de défier. Il vise à nous empêcher de nous regarder comme « morts au péché » et comme «vivants pour Dieu en Jésus-Christ ». Il nous faut constamment nous rappeler ce que nous sommes devant Dieu, et nous efforcer, par l'Esprit de Dieu, à répondre à cette affirmation dans notre vie quotidienne. Nous « sommes » plus que vainqueurs !
3. Invoquez avec confiance le nom du Christ crucifié, ressuscité et régnant, pour obtenir de Ses mains la force requise pour vaincre votre péché obsédant. L'apôtre Jean nous informe dans sa première lettre que le moyen choisi par Dieu pour nous rendre capable de vaincre le monde et ses tentations, c'est notre « foi » (I Jean 5.4). C'est-à-dire, une confiance complète en ce que Dieu dit et promet. Et toutes les promesses de Dieu sont centrées sur Jésus-Christ. Ce Jésus qui habite tout chrétien ; ce Jésus contre qui le péché se révéla impuissant ; ce Jésus qui offre au disciple le plus humble toutes les ressources dont il s'est servi pendant son séjour sur cette terre - ces 33 années de lutte et de guerre contre les forces du mal. Ainsi, ces trois « stratégies » sont les fondements de notre guerre contre le péché obsédant. Si nous essayons de faire cette guerre en évitant ces éléments essentiels, nous la perdrons. Cependant, la Bible a plus à nous dire sur comment vaincre un tel péché...
4. Réfléchissez aux dégâts provoqués sur vos relations avec Dieu, par votre indulgence pour ce péché obsédant.
Dieu hait notre péché et ne peut y rester indifférent. Plus encore, pour Lui notre péché est quelque chose de très personnel. Lorsque nous désobéissons à une loi, nous ne désobéissons pas seulement à cette loi, mais à celui qui a créé cette loi. C'est sa loi à Lui. De plus, parce que l'Eglise est l'épouse de Son Fils, Dieu regarde le péché comme l'adultère, un manque de fidélité conjugale, et Il réagit avec une parfaite jalousie. Voilà pourquoi « si quelqu'un détourne l'oreille pour ne pas écouter la loi, sa prière même est une abomination » (Proverbes 28.9), et « Si j'avais conçu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé » (Psaumes 66.18)
5. Réfléchissez aux dégâts provoqués sur l'église, par votre indulgence pour ce péché obsédant.
Réfléchissez à la déception et à la désillusion qu'expérimenteront vos frères et vos soeurs lorsque ce péché sera enfin découvert... Mais réfléchissez aussi aux effets directs sur toute l'église, du péché en vous que Dieu seul voit. Réfléchissez au péché d'Acan en Josué 7, et au principe qu'une maladie quelque part dans le corps de Christ (même si personne n'est au courant), peut infecter le corps entier, et faire fuir le Saint-Esprit. « Que ceux qui espèrent en Toi ne soient pas confus à cause de moi ». (Psaumes 69.6)
6. Réfléchissez aux dégâts occasionnés sur la crédibilité et sur l'efficacité dans l'évangélisation de l'église, par ce péché obsédant. Quelle meilleure raison existe-t-il pour absoudre, à ses propres yeux, le rebelle à Dieu, que de pouvoir faire remarquer l'avarice, la colère, le commérage, l'immoralité et l'absence d'intégrité de ceux qui se disent « chrétiens « ? Rappelons l'accusation de Paul contre les Juifs de Rome : « Le nom de Dieu est blasphémé parmi les païens à cause de vous ! ». Mais le problème ne s'arrête pas là... n'avez-vous jamais connu à quel point votre témoignage aux autres, en tant que chrétien, a été affecté et privé de sa force parce que vous êtes conscient d'avoir un péché non réglé dans votre propre vie ?
7. Soyez impitoyable envers ce péché obsédant.
Il nous faut cultiver la même attitude envers notre péché obsédant que celle de Dieu Lui-même... il faut une sainte haine ! La conviction que si je n'arrive pas à le tuer, il va me tuer. Nous sommes en guerre - l'apôtre Pierre nous exhorte a « nous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme » (I Pierre 2.11). Et dans une guerre, il n'y a pas le choix - nous devons être impitoyables. Que faire avec l'oeil qui est une occasion de chute, qui à tendance à être attiré par quelqu'une qui n'est pas ma femme ? Arrachez-le, nous dit Jésus ! Si nous nous connaissons un peu, nous réaliserons que mieux vaut prévenir que guérir. Ne nous surestimons jamais. Même si on nous traite de gens bornés, pudibonds ou extrémistes, nous éteindrons la télé et l'ordinateur au lieu de courir le danger d'éveiller le géant dormant. Puisque nous sommes appelés à « faire mourir » le péché (Romains 8.13)
8. Fuyez votre péché obsédant.
Lorsque Joseph se trouva en danger d'être séduit par la femme de Potiphar, qu'a-t-il fait ? Est-il resté pour argumenter avec elle ? Non - il s'est enfui. Et il nous incombe de faire la même chose - gardez vos distances avec toute personne et tout lieu propice à encourager votre péché obsédant. Ecoutez ces paroles sages de John Owen : « Gardez-vous de toute occasion et toute opportunité, toute activité, loisir, et compagnie qui a tendance à provoquer votre nature pécheresse... Pierre ne se trouva pas une deuxième fois dans la cour du grand sacrificateur, et David ne se promena pas non plus encore une fois sur le toit de la maison royale. »
9. Entrainez-vous à reconnaitre la main de l'ennemi dans tout péché.
Dans ses écrits, Paul traite le péché comme quelqu'un, une personne vivante, rusée et impérialiste. Pourquoi ? Parce qu'il voyait en tout péché les tentatives sans fin de Satan pour piéger et asservir le disciple de Jésus. Ecoutez Richard Baxter : « Regardez toute tentation comme venant de Satan. Dans chaque tentation, imaginez le diable lui-même en train de vous tendre l'appât».
10. Priez !
Lorsque Jésus faisait face à son arrestation imminente dans le jardin de Gethsémané, et trouva ses disciples endormis, il les exhorta à « veillez et priez afin de ne pas tomber dans la tentation ». Autrement dit, nos péchés obsédants ne seront pas vaincus par nos bonnes résolutions, ni par nos efforts les plus sincères. Ca, c'est la solution « horizontale ». Non, la bataille ne peut être remportée que par une force divine, verticale. Une force disponible pour ceux qui la demandent au nom de Jésus. Pour ceux qui prient... non pas après avoir chuté ; non pas après avoir invité ce péché dans mes pensées... mais pour ceux qui prient sans cesse - en se levant le matin, et à chaque occasion ensuite. Cela s'appelle « un tir préventif », et se trouve dans ce modèle de prière que Jésus nous a appris : « ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. »
CONCLUSION
J'ai actuellement un petit kyste au poignet droit. Il est là depuis un moment déjà, et je m'y suis habitué. Cela fait partie de mon corps. Il a commencé pourtant à grandir ces derniers mois, et il commence à avoir des effets indésirables sur ma main droite. Je sais bien, qu'à moins que Dieu ne l'enlève, j'aurai besoin un jour d'une intervention chirurgicale. Votre et mon péché obsédant est semblable à ce kyste. Si nous ne faisons rien, ce péché va grandir. C'est inévitable. Il ne va pas disparaitre avec le temps. Il faut une « violence » chirurgicale. Amenez-le au divin chirurgien, tout en vous souvenant que nous avons un Dieu qui possède une puissance et une patience sans fin, et, dans le sang de Jésus, un réservoir de grâce sans limite.



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que Dieu vous benisse. Citer
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